Histoire de Montain

Histoire de l'église de montain  

    

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L'église de Montain est déjà mentionnée en 1089 dans une Bulle du Pape Urbain II  confirmant  les possessions de l'Abbaye de Baume, sous le nom de "Ecclesia Montis Huyn".

La sacristie est construite en 1694.

L'année 1704 fut capitale car elle voit la construction du clocher actuel (7 toises de hauteur soit environ 14 mètres) et l'agrandissement de l'église (...d'une longueur de deux ogives...)

Sont entreprises en 1708. "...les démarches pour pouvoir construire, au flanc de l'église, une chapelle, parce que l'église est encore trop petite, malgré son agrandissement, et pour y placer l'autel du rosaire qui "ôte le jour sur le choeur et sur le pupitre et ne fait aucune symétrie".

 

MONTAIN autrefois

Histoire de MONTAIN  

 

Montain, Montanum , Monti­nacum , Villa, Ecclesia Montis Huin , Montuyn , Monlin ,

Arrondissement et bureau de poste de Lons-le-Saunier canton et perception de Voiteur ; suc­cursale ; à 5 kil. de Voiteur, et 7 de Lons-le-Saunier. Altitude : 365m.

Le territoire est limité au nord par Domblans et le Louverot ; au sud par le Pin ; à l'est par Lavigny, et à l'ouest par Plainoiseau.

Il est traversé par la route dép. n° 16, de Lons-le-Saunier à Poligny ; par les chemins vicinaux tirant à Lons-le-Saunier, à Plainoiseau, au Pin, au Louverot, à Montalant ; de Montalant à la Muire ; par des embran­chements tirant à la route impériale n° 83, de Lyon à Strasbourg, et 16, de Lons Ie-Saunier à Poligny.

Le village est situé au fond d'un bassin, entre deux collines que cou­ronnent au sud le château du Pin, et au nord l'église de Montain. Les maisons sont bien construites en pierre et couvertes en tuiles. On y remarque les habitations de MM. Coras, Thevenod, Legerot, Blanchard et de Mme Béliard.

Population en 1790, 215 habitants ; en 1846, 381 ; en 1851, 391, dont 213 hommes et 179 femmes ; population spécifique par kilomètre carré, 129 habitants ; 72 maisons ; 180 ménages.

Les plus anciens registres de l'état civil datent de 1704.

Cadastre exécuté en 1824 ; surf, terril. 225h 19a; surf, imp., 218h à savoir : 89 en vignes, 60 en terres labourable, 32 en prés, 28 en pâtures, 5h 17a en vergers, 2h 51a en bois, 1h 97a en sol de bâtiments, et 1h33 a en friches et mares, d'un revenu cadastral de 6660 francs ; contribution directe en principale 2186 francs.

Le sol, accidenté et assez fer­tile, produit du blé et du maïs, des vins rouges et blancs de qualité or­dinaire ; peu de seigle, d'orge, d’a­voine, de sarrasin, de betteraves ; du foin et des fourrages artificiels.

Le revenu réel des propriétés est de 3 francs pour cent.

On élève dans la commune, du bétail à cornes et des porcs.

On trouve sur le territoire, de la pierre ordinaire à bâtir, de couleur jaune.

II y a un châlet appartenant aux sociétaires, dans lequel on fabrique annuellement 5000 kilos de fromage.

Biens communaux : une église et un ancien cimetière à l’entour ; un cimetière nouveau, isolé, au nord du précédent ; un beau presbytère à coté de l'église, acquis le 3 juillet 1811, de M. Chevillard ; une maison d'école des filles, construite en 1850, et fréquentée par 40 ou 50 élèves ; une place publique, plantée d’ar­bres ; 3 fontaines avec lavoirs, et 28h 51a de friches et pâtures, d'un revenu cad. de 06 francs. L'instituteur et son école, fréquentée en hiver par 60 élèves, occupent des loge­ments loués par la commune.

Budget : recettes ordinaires 2997 francs ; dépenses. ordinaires 1671 francs

   Bureau de bienfaisance. Il a été fondé par M. Garoz. Son revenu est de 57 francs, répartis entre 7 indigents.

NOTICE HISTORIQUE.

L'église de Montain occupe le sommet d'un mamelon, d'où l'on jouit d'une ravissante perspective. On distingue au premier plan les ruines du château d'Arlay, Chàteau-Chalon, le Pin, Lavigny, le Lou­verot, le val de Voiteur, et la vue se perd au nord et à l'ouest sur les plaines de la Bourgogne. Les habi­tations du village recouvraient dans l'origine la pointe et les flancs de la colline, mais elles sont descendues successivement au pied de la mon­tagne. Il ne reste sur cet emplace­ment, tapissé de vignes, que l’é­glise, le presbytère et une vieille masure. Un chemin antique, sortant de Richebourg, lirait à Lavigny et longeait à l'ouest le territoire de Montain, dans le lieu dit la Malerue, pour se diriger à la Muire. Non loin de ce chemin, est la contrée des Chazeaux, casaliœ, où l'on a trouvé des décombres de bâtiments et des tuileaux à rebords.

L'église de Montain est déjà men­tionnée dans une bulle du pape Ur­bain IV, de l'an 1089, en faveur de l'abbaye de Baume, sous le nom Ecclesia montis Huyn, immédia­tement après celle de Lavigny. Le patronage en fut attribué au cellerier de ce monastère, antérieurement à 1303.

Seigneurie.

Montain dépendait en toute justice de la baronnie du Pin. Les sujets étaient affranchis de la main-morte, mais ils devaient de nombreuses corvées au seigneur, pour cultiver ses terres et ses vi­gnes, récolter ses foins et faire ses vendanges. Le fief de la Chasnée portait sur une partie du territoire. Le possesseur de ce fief, François du Pin, accorda aux habitants du Pin, Montain, Lavigny et le Lou­verot, la faculté de couper du bois pour leur chauffage dans sa forêt des Petits-Bois et d'y mener pâturer leur bétail. Le baron du Pin possé­dait dans celte commune une vigne de 100 œuvrées , un domaine dit la Chassagne, dont les bâtiments fu­rent brûlés par les Français en 1637, un bois dit le bois du Baron , au­jourd'hui en nature de terre et de vigne, et percevait un impôt de 32 rez d'avoine par ménage, pour un certain droit de maréchaussée, con­tre lequel la population ne cessa de protester.

Eglise.

La paroisse de Montain comprenait Montain, le Pin, Lavigny et le Louvevot. Les prêtres char­gés de la desservir exigeaient des droits curiaux si exorbitants, que plusieurs familles désertèrent le pays. Un traité fait le 16 avril après Pâques 1512, en en réglant la quo­tité, ramena enfin le calme dans la paroisse. L'église est dédiée à saint Pierre et saint Paul, dont on célèbre la fête le 29 juin. Elle se compose d'un clocher en forme de tour car­rée, que surmonte une flèche cou­verte en zing, aux angles de laquelle sont quatre clochetons ; d'une nef avec tribune, d'un chœur et de deux chapelles. On y remarque le retable en style de la renaissance et deux tableaux, estimés des con­naisseurs, représentant l'un, saint Pierre, et l'autre saint Paul. Le pavé est formé de tombes couvertes d'in­scriptions.

Evénements divers.

Entre le château du Pin et Mon­tain, s'étend une colline de forme allongée, dont les pentes étaient autrefois couvertes d'habitations formant un village appelé, au xiiie siècle, le Vieux- Montanoisel. Un château, dit le Château de Garde-Chemin, couronnait la montagne. A quelle époque remontait cette forteresse ? On l'ignore. Son nom indique seulement qu'elle avait été bâtie pour protéger des chemins. La voie romaine de Lons-le-Sau­nier à Dole passait en effet pres­que à ses pieds à l'ouest, et celle partant de la même ville pour Besançon en était très rapprochée à l'est. Sur les bords de la pre­mière, proche du village du Pin, on a trouvé des fondations d'édi­fices et des pièces de monnaies aux effigies de Trajan, de Posthume et de Gordien. Un traité passé, en 1053, entre Odon, abbé de Baume, et Etienne Ier, comte de Bourgogne, mentionne déjà le Château de Garde-Chemin. Ce titre seul suffit pour prouver sa haute antiquité.

Source : Dictionnaire Géographique, Historique et Statistique des Communes de la Franche Comté

Source : LA POPULATION de la FRANCHE COMTE au lendemain de la guerre de Trente Ans

Recensements nominatifs de 1654, 1657, 1666

Montin    Baillage de Montmorot

Montain –Commune du Canton de Voiteur

45 personnes :

1 ecclésiastique ; 10 hommes ; 10 femmes ; 11 enfants ; 13 étrangers (étaient considérer étranger ceux qui n’étaient originaires de la commune)

Source : CARNET DU JURA de Michel GRAND-CLEMENT

M 0 N T A I N - En 1800,   270 habitants

ARDIET                              12           - BARBIER                                         5                           - BARGAUD 3 /GOT                          1

BERRIDEZ/T/Y                  10           - BILLET                                            2                            - BLANC                                             9

BLANCHARD                    28            - BRUCHON                                     4                            - CABAUD 5/BEAU 2/OZ                   1

CAMPY                               3            - CHALUMEY                                    2                             - CORAS         4 /RD                          1

CRETIN                              6            - DALOZ                                             5                            - DUFORT                                           2

EMONET                            9            - ETHEVENAUX/NEAUX                 31                               - GAROZ       4 /OT                          1

GINDRE                              2            - GILLE                                              4                            - GONZI                                               2

GOURJU                          23            - GROLET                                          4                            - GUY                                                14

JACQUOT                          5            - JAILLET                                          2                            - JOBEY                                              2

JOLICLER                          6            - LABET                                             3                            - MAILLET                                          3

MIDOR                                2            - MILLET                                           7                            - PECLET                                             2

PELLIER                             2            - PERNOT                                         3                            - PERRIN                                             5

PUINE                                 1            - RAVAILLARD                                 4                             - ROMAND                                       16

ROSET 1 ZAY/E                 4            - SANTONA                                       3                            - TOURA/RR                                       6

 

Classement des familles de MONTAIN, par ordre d'importance :

ETHEVENAUX/NEAUX       31      - BLANCHARD         28                  - GOURJU          23

ROMAND                             16     - GUY                         14                       - ARDIET       12

BERRIDEZ/TYZ                   10       - BLANC                     9                   - EMONET          9

CABAUD/BEAU/OZ              8     - MILLET                         7  

En 1824 299 habitants  

Les maires de Montain depuis 1804

1804 J.Baptiste CHEVILLARD ; 1805-1815 J.Baptiste ROMAND ; 1816-1830 J.Claude GARROZ ;

1831-1838 ….ETHEVENAUX ; 1939-1843 Jean Joseph GUILLEMIN ; 1843-1852 Maxime CORAS ; 1852-1856 Charles LEGEROT

1856-1861 Elisée ROMAND ; 1862-1866 J.Pierre GOURGU ; 1866-1869 Joseph ETHEVENAUX ;

1870-1871 J.Pierre GOURGU ; 1871 Léon BELLIARD; 1871-1873 Joseph ETHEVENAUX ;

1874-1881 Emanuel CORAS 1882-1896 ; Emanuel CORAS ;1897-1899 Joséphine ROMAND Adj..

1900-1929 Eugène CHAUVIN ; 1930-1946 André CORAS ; 1947-1958 Lucien PERNOT ; 1959-1978 Pierre COMBY ; 1978-1982 Charles PERNOT ; 1983-1984 Pierre COMBY ;1985-1994 Bernard CLAVEL ;

1995-2007 Yves DE LACHESSERIE, depuis 2008 Michel BRUTILLOT

NB les dates ne sont pas garantis elles sont issues des registres d’état civil

 

 

 LE TELEPHONE ( SE 335/68)   

Lignes télégraphiques et extension du réseau téléphonique.

( 1865 - 1906 ) 

- Lettre de la Préfecture du JURA du 30- 01 - 1865 :

«  Plusieurs des communes, lieux de station sur la voix ferrée de Mouchard à Bourg ont demandé et obtenu que leur gare soit ouverte à la télégraphie privée, afin de faire profiter les populations de ce mode rapide de communication.

Votre commune étant par sa position, à même d’obtenir cet avantage, je crois devoir, Mr le Maire, appeler votre attention sur cet objet, afin que vous examiniez s’il n’y aurait pas lieu d’en entretenir votre conseil municipal.

     Dans le cas où une délibération en ce sens interviendrait, je vous prierais de me la transmettre et m’empresserais d’y donner suite.

      Je crois devoir ajouter que les concessions de l’espèce sont accordées sous la seule condition que la Compagnie du Chemin de Fer ne sera tenue qu’à déposer à la mairie, ou dans tout autre lieu désigné d’un commun accord par ses agents et l’autorité locale, les dépêches qui seront ensuite remises à domicile par les soins de cette autorité. Au surplus, lors de l’arrangement qui doit intervenir à ce sujet, Mr l’inspecteur chargé du service télégraphique du Département, est appelé à se concerter avec les communes intéressées et à leur donner tous les renseignements de nature à faciliter cet arrangement. »

Lettre de la Préfecture du Jura du 27 - 12 - 1865:

Ouverture de la gare de MONTAIN à la télégraphie privée.

( Envoi de la convention passée entre la commune et la Compagnie des Chemins de Fer de Paris à Lyon à la Méditerranée.)

Lettre de la Direction des Postes et des Télégraphes du JURA de juillet 1900:

- Connaissance des diverses combinaisons qui permettraient de relier la commune au réseau téléphonique, soit au réseau télégraphique.

1) Établissement d’un circuit téléphonique entre MONTAIN et LONS moyennant l’avance des frais à raison  de 600F par km pour la partie à construire sur route jusqu’à la jonction avec la nouvelle ligne de PLAINOISEAU et pour l’autre partie, moyennant le remboursement à la commune de Plainoiseau de la moitié de la dépense qu’elle a faite. L’achat des appareils et de la cabine s’élèverait à 600F. Cette dépense incomberait aussi à la commune.

Ces frais peuvent être avancés par le département mais cette avance n’étant pas productive d’intérêts, la commune de MONTAIN devra prendre à sa charge les 2/3 de ces intérêts. Il convient toutefois actuellement d’attendre la décision que prendra à ce sujet le conseil général à la session d’août. Vous auriez en outre à vous entendre au préalable avec l’administration préfectorale. Cette communication vous permettrait d’échanger non seulement des conversations avec les autres réseaux téléphoniques mais encore des télégrammes avec le réseau général télégraphique.

2) Une ligne téléphonique municipale pourrait relier votre commune à LONS Le SAUNIER moyennant une contribution payable en 3 annuités au plus et calculée à raison de 150 F par km de ligne neuve jusqu’à la jonction de la ligne de PLAINOISEAU et au - delà moyennant une dépense égale à la moitié de celle faite pour PLAINOISEAU.

L’achat des appareils entraînant une autre dépense de 300 F.

La réalisation de ce deuxième projet assurerait à votre commune l’échange des télégrammes.

Le département prendrait d’ailleurs à sa charge le 1//3 de la dépense.

3) La combinaison la plus économique consisterait relier MONTAIN à LONS au moyen d’une communication télégraphique ordinaire  (appareil masse - ligne à un seul fil).

La contribution serait de 100 F par km de ligne neuve et de 50 F par km de ligne existante. Étant en possession d’un établissement de facteur - receveur, vous seriez exonéré du prix des appareils.

Dans tous les cas, la commune aurait à  prendre à sa charge la rétribution du porteur de télégrammes et celle à allouer au facteur - receveur pour surcroît de travail.

E attendant que vous ayez le bénéfice d’une des installations sus indiquées, vous pourriez, Mr le Maire, je crois  devoir vous le faire remarquer, vous entendre directement avec le porteur de télégrammes de PLAINOISEAU pour que, moyennant une rétribution convenue, les télégrammes à destination de MONTAIN soient distribués gratuitement par le bureau qui sera inauguré le 1° août ».

Lettre de la Préfecture du Jura du 25 mai 1905:

Extension du réseau téléphonique départemental.

Dépense d’installation du téléphone dans la commune de MONTAIN qui serait reliée au bureau de LAVIGNY ( 1220 F): fixation de ce chiffre correspond à la dépense d’installation du téléphone dans la commune reste subordonnée à l’acceptation de la commune de LAVIGNY qui serait reliée par le même fil au bureau de VOITEUR. ( La commune de LAVIGNY accepte).

Au cas où le conseil municipal désirerait l’installation d’appareils spéciaux permettant l’installation d’un réseau d’abonnés ( faculté pour les abonnés d’échanger des conversations de leur domicile même où est installé un appareil) , la dépense donnée ci - dessus serait alors majorée de 570 F et l’intérêt  maximum annuel à payer par la commune serait augmenté des 2/3 des intérêts de cette somme soit 14,60 F.

  

                                                       

 

   

 

Le chemin de fer

Archives départementales SE 335/65

Naissance d'une voie ferrée Bourg-Besançon (Joseph Bécu)

 

Avant la construction de la voie de chemin de fer, il fallut réaliser des expropriations pour cause d'utilité publique. .

La gare de Montain (elle ne s'appelle pas encore Montain-Lavigny) est situé sur le tronçon Lons le saunier –Mouchard qui fut ouvert à la circulation des trains le 15 novembre1862 par la Compagnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée.

La Sentinelle du Jura (24 octobre 1862) en parla en ces termes :

“L'ouverture de cette ligne aura lieu vers le 10 novembre et commencera avec le service d'hiver. Il y aura quatre départs de Lons le Saunier et autant de Mouchard.“

Il faut, à l'époque, 1h45 pour faire les 49 kilomètres, soit une moyenne horaire de 28 kilomètres, ce qui correspond à la vitesse moyenne des trains omnibus de l'époque.

Dans un premier temps il n'était pas question d'autre gare entre Lons le Saunier et Domblans, mais sur l'insistance du Conseil Municipal et du maire (Elisée ROMAND) la requête sera entendue par l'administration.

Il faudra une nouvelle requête du Conseil Municipal pour ouvrir la gare aux services de marchandises. “La compagnie avait été autorisée à n'ouvrir d'abord qu'au service des voyageurs cette station dont l'importance est assez minime. Elle est disposée cependant à donner satisfaction aux désirs des populations voisines et elle se met en mesure d'établir une voie de garage et un quai de découvert pour le service de la petite vitesse.“

Très vite les habitants de Lavigny réclament que la gare soit dénommée gare de MONTAIN-LAVIGNY “Ils apportent pour raisons que le commerce de leurs vins est plus considérable qu'à Montain.“ Les habitants de Montain “s'opposent formellement et d'une voix unanime et péremptoire à l'addition de ce mot…

Ce bâtiment se trouvant éloigné de quelques mètres de distance du territoire des réclamants : ils n'ont, d'après nous, aucun droit d'y voir écrit le nom de leur commune, si ce n'est par un pur caprice ou un motif de contrariété pour un seul mot.“

Les montinois seront contraints d'accéder à la demande des habitants de Lavigny mais réussiront à faire traîner les choses jusqu'en 1874 !

Mais hélas, c'est sans doute le 14 décembre 2002 que le dernier train de voyageurs s'est arrêté à la gare de Montain. Désormais, l'acheminement vers Lons le Saunier se fait en bus.

 

 

 

 

   

L'ECOLE à MONTAIN 

     Photo de classe 1935                                                                                                    Photo de classe 1942 (Mme Gandelin)

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         si vous vous reconnaissez connactez-moi  (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)

1) L'école d'inspiration chrétienne.

(repris intégralement de  l'ouvrage de Monsieur Elie MOUGIN " Eglises et Paroisses de Montain et Lavigny")

Avant la Révolution, le maître d'école, (tel Jean-Baptiste Chauvin engagé en 1787), avait la charge de la garde et de l'entretien de l'église de Montain.

L'école est destinée aux enfants de Montain et du Louverot.

L'instituteur tient également les registres paroissiaux.

Après les troubles révolutionnaires, le 25 décembre 1801, un marché et une convention sont passés entre les communes de Montain et du Louverot avec Antoine Xavier Prince, instituteur particulier, demeurant à Lavigny, qui s'oblige, en plus de ses fonctions d'instituteur à Montain et de secrétaire de mairie des deux communes "de remonter avec soin l'horloge publique, de sonner la cloche le matin, à midi et le soir, d'assister et de chanter les offices divins qui se célébreront dans l'église dudit Montain".

Une statistique de 1833 nous donne des renseignements détaillés sur cette école catholique. Le traitement de l'instituteur se monte à 400 francs, dont 300 sont fournis par la paroisse et 100 francs (variables) par les parents des élèves. L'institutrice reçoit 120 francs versés par la paroisse. On enseigne à l'école : la lecture, l'écriture, l'orthographe , le calcul, le plain chant mais pas la musique, l'histoire sainte mais pas l'histoire de France ...Les élèves les plus avancés lisent dans les Heures Paroissiales et " l'Instruction de la Jeunesse".

Comme livres religieux on se sert de la Bible et des " Pensées sur les vérités de la religion". Les lectures complémentaires sont puisées dans "Les lectures sur la morale en action".

En 1849, les locaux de l'école sont devenus tellement insuffisants et insalubres, pour les 70 à 75 élèves qui s'y entassent, que l'Inspecteur primaire en demande la fermeture au préfet.

Cette même année Le Pin et Le Vernois se disjoignent de l’école de Montain. Le Louverot souhaite bâtir une école mais l’argent manque…Une subvention est refusée par le préfet.

En 1851, le conseil municipal de Montain veut même poursuivre judiciairement l'instituteur, parce qu'il reçoit des pensionnaires, ce qui contribue à augmenter encore le nombre des élèves. Selon l'Inspecteur primaire, les torts sont du côté du maire de Montain, qui manque de justice et d'impartialité. En fait, le cabinet du préfet juge que les reproches sont mal fondés et sont la marque des haines et des mauvaises passions qui divisent la commune. " Il semble que ce soit bien plutôt entre le curé et le Maire qu'existent ces haines. L'instituteur, dans cette circonstance, serait seulement la victime du bon accord qui règne entre lui et le desservant."

La solution aux problèmes des locaux scolaires vient en 1857, lorsque le Curé Claude-François Petit vend à la commune de Montain pour 7200 francs, une maison qu'il a fait construire dans la Commune, et qui servira pour l'école de garçons (actuellement 100 montée de l’Eglise). L'année suivante, le Curé Petit vend à la commune, pour 7500 francs, une autre maison bâtie en 1856 et qui servira d'école de filles (actuellement 105 montée de l’Eglise),.

2) De 1926 à 1936 : d’après des souvenirs de Madame Marie GANDELIN institutrice de 1936 à 1952.

La rentrée se faisait après les vendanges (1er octobre).

Horaires : 8h à 11h et de 13h à 16h.

Le Jeudi était le jour de congé dans la semaine.

Les élèves se mettaient sur 2 rangs : les garçons / les filles. Ils montraient leurs mains (sans parler), ceux qui avaient les mains sales allaient les laver dans un seau dans la cour (en 1936 il n'y avait toujours pas l'eau courante à l'école).

Quand les élèves entraient dans la classe ils trouvaient au tableau une phrase de morale ou un proverbe.

On commençait donc la classe par de l'instruction civique.

L'emploi du temps était affiché en classe ; les matières : Calcul, Orthographe, Grammaire, Sciences, Ecriture, Poésie, Histoire (L'histoire avant Louis XIV était peu abordée).

Le matériel scolaire était fourni et l'ardoise servait de brouillon.

Les blouses étaient noires à liseré rouge pour les filles et liseré bleu pour les garçons.

Le Certificat d'Etudes se passait à Voiteur.

Les petites vacances : 3 jours à La Toussaint et à La Pentecôte.

8 jours à Noël et à Pâques.

 FONTAINES et LAVOIRS  

       Toutes les fontaines et lavoirs de Montain étaient  entourées de pavage, afin d'éviter aux animaux venant se désaltérer de "glisser" et délimitaient

       les parties prises en charge par la communes sur les parcelles ou elles sont érigées. Sur les plans cadastraux celle-ci sont entourées d'un pointillé                            

La Place de la Fontaine est sans conteste le centre du village. Ainsi nous vous proposons de commencer à découvrir

le village par ses fontaines et ses lavoirs. 

                                          La fontaine principale est actuellement octogonale et sa construction s’est effectuée                                             en1864 mais auparavant il existait sur la place une autre fontaine rectangulaire toute                                          simple (plan de 1853 et allusion au pavage autour de la fontaine de la place en 1861                                           .Le lavoir date de la même époque mais il faudra attendre 1907  pour voir sa           couverture qui n’était pas magnifique, ce qui explique qu’elle fut supprimée en ….

 FONTAINEun lien

 Le lavoir de la place est alimenté en eau par le trop plein de la fontaine
lavoir de la placea

 Deux autres fontaines fournissent de l’eau à deux quartiers de Montain :

                                                                        

                  Au coin neuf construite en 1864

Fontaine Coin neuf   

Le vieux lavoir du coin neuf était alimenté en eau par le trop plein de la fontaine,

mais surtout par une source qui était dans le champ à gauche en montant le chemin,

cette source alimentait également une mare qui était à l'emplacementde la maternelle.

depuis laconstruction des maisons cette source a été canalisée.

lavoir coin neufa                                                                  :

                                                                                      Dans la rue haute (actuelle rue Chateraine) constuite en 1903

 

         fontaine du haut du village

 LAVOIR DE LA GRAND BARRE

                              20190303 112804                                 

   

La décision de le construire date de 1841 : « La source de la  Grand Barre est abondante, placée près du village pourrait être utilisée sans beaucoup de frais pour la commodité des habitants en faisant les dépenses d’une construction solide mais d’un goût simple qui réunit les avantages d’un bassin pour les usages domestiques et d’un couvert qui servirait de lavoir lorsque les temps sont pluvieux ou froids. » C.M* du 5 février 1841 Jean Joseph Victor Guillemin (maire).

Mais la réalisation ne se fera qu’en fin 1843/début 1844.      

       Le 6 Septembre 2013 eu  lieu le tournage de la scène du crime du film " Le mystère  du vin jaune" de la série  "Le sang de la vigne"                                             

                                                                                                                          

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